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  • Qu'est-ce que les TCC?

Les TCC sont les Thérapies Cognitives et Comportementales regroupant un ensemble de principes théoriques et de techniques thérapeutiques découlant des deux approches de base que sont la thérapie comportementale et la thérapie cognitive. Ces deux approches ont plusieurs points communs, notamment la démarche scientifique expérimentale, les théories de l’apprentissage, le style thérapeutique et une durée d’intervention limitée dans le temps. 

Aux 2 premières vagues ayant marqué l’évolution des TCC, la première, dite comportementale (1950-1980), et la seconde plus cognitive (1980-1990), succède une 3ème vague débutée autour des années 90 et dite émotionnelle. Elle se caractérise par des méthodes novatrices, telles les thérapies d’exposition par la réalité virtuelle, la thérapie dialectique comportementale et la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (méditation). Ces méthodes, plus expérientielles, font appel à des ressources propres aux patients et appréhendent les symptômes dans une perspective plus intégrative comme par exemple dans la thérapie d’acceptation et d’engagement (Thérapie ACT).

La TCC est centrée principalement sur l’ici et le maintenant, s’intéressant en priorité à la partie actuelle du trouble, à la problématique du moment qui génère de la souffrance et limite les capacités adaptatives de même que la qualité de vie de l’individu. Elle met davantage l’accent sur les déterminants présents qu’historiques du comportement et privilégie ainsi les interrogations sous la forme du « comment » (« comment cela se passe aujourd’hui quant cela se passe mal, comment faire autrement,… »), examinant la manière dont le sujet pense et se comporte actuellement afin de l’aider à développer des manières plus fonctionnelles d’agir et de penser.  La question du « pourquoi » (« les raisons pour lesquelles le trouble est là, ses causes possibles, le rôle de traumatismes passés,……? ») sera généralement abordée dans un second temps, et à divers moments de la thérapie où l’on peut identifier les éléments en lien avec les expériences précoces d’attachement, les modèles parentaux et d’éducation, des événements ayant mené à la construction de certaines croyances, représentations et règles de fonctionnement, …

La TCC est considérée comme une thérapie brève, ou du moins limitée dans le temps, sa durée allant généralement de quelques mois (correspondant à 15-20 séances à rythme hebdomadaire) à 2-3 ans. En effet, selon l’ancienneté et la sévérité du trouble, l’existence de comorbidités (d’autres troubles associés et notamment des troubles de personnalité), un contexte de vie difficile et peu favorable à l’amélioration du patient (chômage, conflit conjugal, désinsertion sociale,…), voire la survenue d’événements de stress en cours de thérapie (perte d’un être cher, annonce d’un diagnostic, …), thérapeute et patient adapteront d’un commun accord la durée de la thérapie ainsi que, parfois, le rythme de séances. Dans les moments plus difficiles, celles-ci pourront être rapprochées alors qu’en fin de traitement ou lors de périodes de meilleure stabilité, les séances pourront être espacées (tous les 15 jours, voire une séance par mois) afin de favoriser une plus grande autonomie du patient et le préparer à la fin de thérapie et à la séparation d’avec le thérapeute. 

Voici un lien vers l'AFTCC où vous allez trouver une explication des thérapies cognitives et comportementales ainsi que l'accès à un annuaire de professionnels diplômé en TCC.

  • Et la thérapie ACT

  • Qu'est-ce que l'EMDR?

L' EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode thérapeutique découverte par Françoise Shapiro en 1987 qui consiste à remettre en route, via les mouvements oculaires principalement, le traitement adaptatif naturel d’informations douloureuses, qui jusque là provoquaient chez le sujet souffrance et symptômes divers.

L’EMDR est très efficace : elle est la seule (avec les TCC) dont l’usage est officiellement recommandé par la HAS (haute autorité de santé) pour le traitement de l’état de stress post traumatique, qui intervient dans la validation des soins médicaux, depuis 2007.

Les traumatismes (acte traumatisant, comme un viol, ou un accident) et les symptômes qui en découlent (état de stress post traumatique, phobies, dépressions, cauchemar, angoisses, etc. ) sont des indications d'EMDR.

Sous-tendue par le modèle du traitement adaptatif de l’information, elle permet de remettre en route ce système de guérison inné, consistant à traiter les expériences vécues afin de les ranger dans la partie cérébrale adaptée, comme le fait naturellement notre cerveau pendant la nuit. En effet, lors des phases de sommeil paradoxal - vous avez peut-être pu observer les paupières des personnes endormies dans ces moments-là, qui s’agitent -, le cerveau passe en revue tous les événements vécus dans la journée et les « retraite ». Nous pouvons alors tirer des apprentissages des expériences vécues qui nous serviront par la suite, et qui sont adaptatives.

Malheureusement, certaines expériences douloureuses ne peuvent être traitées correctement, du fait de leur charge émotionnelle élevée. Elles restent ainsi stockées dans leur état brut – accompagnées de leurs pensées, sensations corporelles, images, ou émotions négatives, dans une mauvaise partie de votre cerveau. Activables, elles génèrent ainsi des dysfonctionnements. De même, parfois, elles sont retraitées de manière incomplète, avec des apprentissages non adaptés.

Par l’identification des « cibles » responsables du dysfonctionnement et les stimulations bilatérales alternées (les fameux mouvements oculaires), nous relançons de façon forcée le système de traitement adaptatif de l’information, permettant une digestion de ces expériences et une modification des dysfonctionnements.

Nous entendons régulièrement que l’EMDR agit de manière rapide, presque miraculeuse. En effet, dans le cas de trauma «simple », cela peut aller très vite. Mais l’EMDR n’est pas une thérapie brève, et la prise en charge peut s’étendre sur plusieurs mois, voire années, en fonction des problématiques.